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Reconversion professionnelle : ce qu'on ne vous dit pas

par Nathalie Lechay |  12 août 2026

Nathalie Lechay

Vous avez tapé « reconversion professionnelle » dans Google, et vous êtes tombée sur des femmes souriantes devant un ordinateur portable, une plage en arrière-plan, et un chiffre en gros.

5 000 € par mois, en 3 mois, sans diplôme.

Je forme des assistantes virtuelles depuis 2020, plus de 500 femmes sont passées par mes formations, et je peux vous dire une chose, ce n’est pas comme ça que ça se passe.

Ce n’est pas parce que la reconversion professionnelle ne marche pas, elle marche, j’en suis la preuve.

Mais entre le moment où vous décidez de partir et celui où vous vivez de votre nouveau métier, il y a un pas.

Personne ne vous en parle, parce que c’est moins vendeur.

Ce que le web vous vend VS ce que la reconversion coûte vraiment

La promesse est calée sur votre douleur et non pas pour votre réussite

Les publicités que vous voyez passer ne sont pas crées pour vous aider, mais pour appuyer là où ça fait mal.

Le manager qui vous rabaisse, le réveil avec la boule au ventre, le sentiment d’avoir donné quinze ans à une entreprise qui ne vous voit pas. 

Plus la douleur est vive, plus la promesse peut être absurde, et plus elle fonctionne.

C’est exactement pour ça qu’il faut s’en méfier. 

Une formation sérieuse vous parle de méthode, de durée, de prérequis. 

Une formation qui vend du rêve ne vous parle que de votre libération.

Les vrais chiffres, eux, c'est moins vendeur

J’expose les faits. 

Près d’un actif sur deux envisage ou prépare une reconversion, mais sur quatre ans, à peine 10% de ceux qui en rêvent la concrétisent. 

Ce n’est pas un manque de courage, mais  entre l’envie et le projet, il y a un travail de préparation que personne ne fera à votre place.

Autre donnée qu’on oublie de vous montrer, 42 % des personnes qui se reconvertissent le font d’abord à cause d’un rapport devenu négatif à leur emploi actuel. 

Autrement dit, une reconversion sur deux commence par une fuite, et/ou un rejet. 

Et fuir, ce n’est pas un projet, même quand cela mène, comme pour beaucoup de mes apprenantes, vers une reconversion professionnelle prometteuse.

Fuir un travail qui vous détruit n'est pas un projet de reconversion professionnelle

La souffrance au travail : Le déclencheur dont on ne parle jamais

Je vais être transparente avec vous, parce que c’est ce qu’on me demande le plus souvent en appel découverte. 

Beaucoup de femmes qui viennent me voir ne veulent pas “devenir assistante externalisées”.

Elles veulent d’abord ne plus retourner là-bas. 

Un manager qui les isole, des remarques qui les usent, une évaluation qui tombe pile après un arrêt maladie, des comportements sexistes qu’on vous demande de prendre avec humour, etc, etc.

Ces situations ont un nom juridique, le harcèlement moral et le harcèlement sexuel sont définis et sanctionnés par le Code du travail. 

Si vous êtes, ou vous vous sentez concernée, lisez la fiche officielle du ministère du Travail sur le harcèlement moral avant de penser reconversion. 

Vous avez des droits, un médecin du travail, une inspection du travail. 

Vous lancer comme indépendante n’efface pas ce que vous avez subi, et surtout, ça ne le répare pas.

J’ai passé plus de 25 ans comme cadre administratif dans la fonction publique. 

Je sais ce que c’est, une institution où l’on finit par se taire. 

Je ne suis pas partie sur un coup de tête et je n’ai pas attendu d’être à terre.

Fin 2018, je me suis lancée comme rédactrice web freelance, en construisant ma sortie pendant que j’étais encore en poste.

C’est la décision la plus stratégique (et la meilleure) de mon parcours.

Deux erreurs que je vois chaque année

La première c’est de démissionner avant d’avoir compris de quoi vous voulez vivre, quelle est l’activité qui vous fait vraiment vibrer, quels sont vos “non-négociables”.

Vous ne savez pas comment ni avec qui vous avez envie de travailler 

Vous devez alors gagner de l’argent immédiatement, donc accepter n’importe quelle mission à n’importe quel tarif. 

C’est le meilleur moyen de recréer, en indépendante, la relation de subordination que vous avez fuie.

Et tout ce qui va avec…

La seconde, c’est de croire qu’un nouveau métier va guérir ce qu’un ancien métier a abîmé.

L’entrepreneuriat ne guérit pas la perte de confiance, il la met en pleine lumière, voire en pleine figure.

Vous allez devoir vendre, négocier, dire non, réclamer un impayé. 

C’est pour ça que reprendre confiance en soi quand on se lance n’est pas un sujet annexe, il conditionne tout le reste.

Comment reconnaître une formation qui ne vous vend pas du rêve ?

Voici les 6 points que je vous invite à vérifier, y compris chez moi.

1 – On vous annonce des revenus garantis ? 

Fuyez.

Personne ne peut garantir votre chiffre d’affaires car il dépend de votre marché, de votre temps disponible, de votre positionnement.

2 – Aucun cadre légal ? 

Vérifiez le numéro de déclaration d’activité, la certification Qualiopi, le SIRET, ce sont des informations publiques.

S’il n’y a pas ces informations, ce n’est pas une formation professionnelle.

3 – Tout le monde est accepté en formation, tout de suite ? 

Une formation qui ne filtre pas ses candidat(e)s vous considère comme une carte bancaire, et ne se soucie pas de votre réussite.

4- On vous « force » la main en appel découverte ?

Fuyez (bis).

Vous devez avoir le temps de réfléchir après le rendez-vous.

Surtout si ce n’est pas la formatrice qui vous reçoit en visio, les personnes sont rémunérées à la commission, votre avenir ne les intéresse pas.

5 – Elle parle de “liberté” mais jamais de devis, de métier, de prospection ?

Vous achetez un rêve, pas un métier.

6 – Elle ne parle jamais des échecs ?

Une formatrice honnête vous dit aussi qui échoue, et pourquoi.

Reconversion professionnelle vers l'assistanat virtuel : la version sans filtre

Ce métier est une vraie voie de reconversion professionnelle.

Il valorise l’expérience administrative, organisationnelle et relationnelle que beaucoup de femmes ont accumulée pendant des années, parfois sans s’en rendre compte. 

Il se pratique à distance, il se construit à son rythme, il n’exige pas de repartir de zéro. 

Encore faut-il regarder la réalité du métier d’assistante virtuelle en face.

Car il demande du temps, de la patience, et du travail.

Il demande de choisir une spécialisation plutôt que de proposer “un peu de tout”. 

Il demande d’apprendre à vendre. 

Et les premiers mois sont rarement confortables financièrement.

C’est cette version-là que je défends depuis 2020 dans ma formation d’assistante virtuelle Virtu’Elles Assist avec mon organisme certifié Qualiopi, des financements possibles via France Travail, votre OPCO, le FAFCEA ou le FIFPL.

Nathalie Lechay

Cet article vous a éclairé sur le métier d’assistante externalisée et vous souhaitez avoir des informations sur la formation Virtu’Elles Assist ?

Prenez rendez-vous, je vous recevrai personnellement pour en parler.

F.A.Q. | Vos questions sur la reconversion comme assistante externalisée

Faut-il démissionner pour une reconversion professionnelle ?

Non, et je vous le déconseille tant que votre projet n’est pas clair.

Renseignez-vous sur la rupture conventionnelle, le congé de transition professionnelle ou le maintien d’activité en parallèle.

Construire sa sortie en étant encore en poste, c’est se donner plus de chances de réussir, avec beaucoup moins de pression financière.

Cela varie énormément, mais comptez plusieurs mois avant un revenu régulier, davantage pour remplacer un salaire à temps plein.

Toute personne qui vous annonce un délai fixe ne connaît ni votre situation ni votre marché.

C’est vraiment le premier red-flag à détecter.

Les deux ne s’opposent pas, mais ne les confondez pas.

Faites-vous accompagner sur le plan juridique et médical, et menez votre projet professionnel comme un projet, pas comme une fuite.

Oui, il n’existe pas de diplôme d’État d’assistante externalisée.

Ce qui compte, ce sont vos compétences réelles, votre spécialisation et votre capacité à les vendre.

En en parlant avec quelqu’un qui n’a pas intérêt à vous dire oui.

Je propose un appel individuel lors duquel je vous reçois personnellement, pour examiner votre situation, vos compétences et vos contraintes financières.

Si ce n’est pas la bonne voie pour vous, je vous le dirai : réservez votre appel ici.